(*) « L’économie, parlons-en », Jean-Paul Guillot et Dominique-Anne Michel, éditions de l’atelier.
L’économie, parlons-en ! Pendant que les chiffons rouges s’agitent autour du pacte de responsabilité ou de la prochaine conférence sociale, une révolution silencieuse avance sans vacarme ni relais médiatique. A croire que tout ce qui n’est pas spectaculaire ou qui participe à construire des changements d’approche et de mentalité, n’attire guère les feux des projecteurs. Dans les entreprises, les branches professionnelles, les territoires, des initiatives de dialogue économique se développent, avec des employeurs, salariés, syndicats, convaincus qu’ils ont un intérêt commun à débattre des enjeux économiques qui conditionnent la dynamique de leur entreprise et donc de l’emploi. Un livre vient de sortir à ce sujet (*), avec le concours de la CFDT, CGT, CFTC, UNSA, Medef et UPA. Et oui… On dévore les lignes quand on lit qu’aucune entreprise n’est à labri d’un choc extérieur lié à la concurrence ou au contexte économique et que le conflit ouvert ou le sauve qui peut n’est plus une solution d’avenir. Tandis que des syndicats confrontés à une fermeture choisissent de se concentrer sur la négociation du « chèque à la valise », d’autres préfèrent anticiper, discuter les conditions d’une réorientation qui demande des efforts, dans l’objectif d’une solution durable. Des patrons admettent qu’il est désormais préférable de parler de tout avec les salariés et leurs représentants et ne plus cacher les informations économiques et stratégiques de l’entreprise, notamment au moment où les affaires vont bien. Car l’interdépendance de l’économique et du social n’est plus à démontrer : sans activité humaine, pas de création de richesse et sans richesse à distribuer, pas d’activité humaine organisée. Cinquante initiatives de dialogue social sont ainsi relatées dans le livre et ça se passe dans le concret, loin des éclats de voix, des déclarations intempestives et des manipulations. Des entreprises ont été sauvées et se sont développées parce que patrons, syndicats et salariés ont dialogué sans tabou. Alors destin commun ? Pourquoi pas, même si la prise de décision demeurera la prérogative des directions d’entreprises. Mais à partir d’un échange loyal basé sur des informations transparentes et fiables, employeurs et syndicats pourront solidifier les dynamiques d’entreprise. Vivement que l’on sorte de ces jeux de rôles où les dés sont pipés, en se contentant d’ériger différents acteurs comme pourfendeurs ou défendeurs de la classe ouvrière… C’est à cette seule condition que tout ira mieux, en gardant chacun son rôle. Luc SCAPPINI
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Dernière mise à jour : le 09/01/2017
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