J’aime mon entreprise… Et alors ? Si on part du principe que selon les sondages, 80% des salariés considèrent que le travail est un facteur d’épanouissement, on peut prendre un raccourci et affirmer que ces salariés aiment leurs entreprises. Oui, dans l’ensemble les salariés sont attachés à leurs entreprises et heureusement que toutes les « boîtes » ne sont pas des lieux d’aliénation. Il y en a, certes, mais pas que. Et puis je n’aime pas le mot « boîte », c’est un carcan, un endroit fermé à l’inverse de ce que doit être une entreprise, un espace humain et de dialogue (entre autres). Il y a aujourd’hui cinq millions de personnes qui souhaiteraient bien rejoindre une entreprise ou en retrouver une ; ça c’est la réalité brutale à laquelle nous devons faire face. La grave crise économique et sociale que nous traversons, doit nous inciter à tous les niveaux de responsabilités, à trouver des solutions. Ne pas se contenter d’afficher une posture, mais agir pour l’emploi. Quand le chef du gouvernement dit qu’il aime l’entreprise, qu’il sache qu’il n’est pas le seul. A la CFDT, on aime l’entreprise et on la défend, avec l’idée qu’il faut que cette entreprise respecte le salarié, qu’elle aille bien, qu’elle crée de la richesse et qu’elle se développe. Les salariés ont besoin de se sentir bien dans cette entreprise, que ce soit en termes de reconnaissance, de conditions de travail, de rémunération, de temps et horaires de travail (merci les 35 h !), une vraie qualité de vie au travail quoi ! Les salariés aiment l’entreprise quand elle ne délocalise pas et qu’elle génère des emplois. Enfin bref, l’entreprise idéale n’existe pas, ça se saurait. Mais l’entreprise est une aventure humaine qui intègre des salariés cadres et non cadres à l’inverse de ne se résumer qu’aux patrons, comme voudraient le faire croire certains nostalgiques du XIXème siècle, qui semblent regretter ce paternalisme patronal et ses dérives, qui a pourtant donné naissance au syndicalisme. Aimer son métier et aimer l’entreprise dans laquelle on l’exerce est donc tout à fait normal. En tout état de cause, le salarié a le droit lui aussi, de dire sans rougir : « j’aime mon entreprise ».Et alors… ce n’est pas un gros mot ! Gildas PERON
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Dernière mise à jour : le 09/01/2017
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