Budget Défense : Bercy, ça suffit ! Depuis vingt années de réforme et de restructurations, la calculette de Bercy a toujours été pointée du doigt par la CFDT. D’abord parce que la question de la modernisation de la Fonction Publique doit passer avant tout par la définition des missions au service des usagers plutôt que par le seul prisme d’une recherche d’économie aveugle, à n’importe quel prix. En témoigne le ravage causé par la Révision Générale des Politiques Publiques lancée en 2008. Et puis, il est temps de comprendre une bonne fois pour toutes, que la Défense ne se résume pas à des missions comparables aux autres ministères. Les conséquences dépassent le seul périmètre public pour atteindre par exemple les 4000 entreprises privées et leurs 320 000 emplois. La fronde menée ces derniers jours contre la réduction drastique du budget défense, a mobilisé les syndicats, les parlementaires, les industriels et nombre d’experts de la société civile, qui ont tiré le signal d’alarme. Si le scénario « Z » semble écarté, la pilule amère d’un autre scénario qui se traduirait par une baisse des moyens matériels ou humains, ne conviendra pas davantage. Pour la CFDT (et d’autres), le niveau plancher doit se maintenir à 1,5% du P.I.B. et ce, sans l’intégration de gains théoriques acquis par des recettes extra budgétaires, dont on connaît déjà les limites… Mais pendant que cette bataille est menée, voilà que Bercy en remet une couche en mettant la pression sur les acheteurs publics avec un objectif de 2 milliards d'euros d’économie d'ici 2015… Bercy pourrait s’appuyer sur un rapport de la Cour des Comptes, qui aurait repéré un potentiel d’économies de 300 millions d’euros dans la gestion des achats de maintenance du ministère de la Défense, qui se voit reprocher d’établir des marchés trop peu soumis à la concurrence et pour des durées trop longues. La DGA est le premier acheteur public et pourrait se retrouver dans la tourmente. Faut-il encore rappeler les conséquences industrielles des achats de la DGA ? Que Bercy fasse son boulot en étant rigoureux et en recherchant des économies ne doit pas mettre dans le viseur et en priorité, les acteurs d’une politique industrielle que la France cherche désespérément à relancer. Il est temps que des choix politiques pèsent et ne plient pas face à une dictature de l’arithmétique budgétaire. Luc SCAPPINI
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Dernière mise à jour : le 13/11/2017
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