Défense : suppressions de postes Défense : Les suppressions de postes ont contribué à l'échec Encore un référé de la cour des comptes ; les éléments à charge pour la Défense concernent cette fois le logiciel polémique Louvois. La cour estime que le ministère de la Défense a lui-même concouru au fiasco du logiciel Louvois en réduisant de manière “prématurée” le nombre d’agents chargés de saisir les données de paie. “Le facteur humain, notamment en ce qui concerne les compétences, a été largement sous-estimé, voire négligé”. Ces conclusions sont tirées d’un contrôle du système de paye des militaires sur la période 1996-2013. Le ministre de la Défense a pris depuis la décision de remplacer purement et simplement le logiciel. Chacun apprécie au passage le gâchis financier, mais plus grave encore, le gâchis humain signalé depuis 2008 par la CFDT, est à présent reconnu dans un rapport. Pour les magistrats financiers qui s’étaient déjà intéressés au logiciel au détour d’un rapport sur les rémunérations au ministère de la Défense, “le rôle des agents qui effectuent la saisie des données de paye est essentiel” .../... “ la forte pression à la réduction des effectifs a conduit à vouloir réaliser immédiatement les réductions de personnels qui devraient être à terme permises par l’automatisation renforcée des processus de paye”. La Cour pointe l’armée de terre où “les effectifs des organismes historiques de traitement de la solde ont été réduits prématurément et significativement”, accompagnant la fermeture des centres territoriaux d’administration et de comptabilité (CTAC)". Par ailleurs, les réorganisations multiples, la disparition des commissariats pour créer le service du commissariat des armés (SCA), la mise en place des bases de défense, les changements de portage de la DRH-MD, le rôle de l’EMA et des états-majors d’armée en matière de ressources humaines, etc., ont conduit à la catastrophe selon la cour des comptes. Cette vague de désorganisation à la mode RGPP, initiée en 2008 et dénoncée par la CFDT, donne aujourd'hui la nausée, parce que le mal est fait, en termes d'effectifs, de compétences, le tout sans démonstration d'efficience en matière d'économie... Le ministre de la défense qui n'est à l'œuvre que depuis 2012, ne peut que “partager globalement le diagnostic” dans sa réponse à la cour. En tirera-t-il toutes les leçons pour ne pas reproduire les erreurs de ses prédécesseurs et enrayer la fuite en avant d'un ministère condamné, à être aux ordres de la calculette de Bercy ? Rien n'est moins sûr face aux 50 milliards d'économie à réaliser encore dans la sphère publique. A moins que... Luc SCAPPINI
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Dernière mise à jour : le 09/01/2017
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