LA CFDT ET LA DEFENSE L’actualité récente nous interpelle, une fois de plus, sur l’approche que nous pouvons avoir, en tant que citoyen, du dossier de la Défense. Clémenceau le disait déjà dès 1886 : « la guerre est une affaire trop grave pour la confier à des militaires ». Se défiait-il de ceux-ci ou ne voulait-il pas plutôt insister sur la nécessité pour la représentation nationale, portée par l’opinion publique, de s’engager sur cette question et de prendre les décisions ? La FEAE a entrepris de porter ce dossier pour que la CFDT dans son ensemble s’en empare. Mais est-ce le rôle d’une organisation syndicale de mener cette réflexion ? Nous savons l’investissement de notre organisation dans la construction européenne. Le sujet de la Défense doit se traiter à ce niveau. L’impuissance politique de l’Union Européenne est flagrante dans la période actuelle, mais comment peut-on imaginer une Europe capable d’être un acteur stratégique et autonome sur le plan international, sans l’assortir d’une Europe de la Défense ? La réflexion que nous voulons porter sur la Défense tient de notre engagement pour la Démocratie. Pour cela, nous devons aborder tous les aspects : économiques, sociaux, culturels, environnementaux. Les citoyens doivent se retrouver dans des choix de société assumés par nos représentants et mis en œuvre par l’armée de la République et nos industriels. Il y va du maintien d’un modèle démocratique de plus en plus mis à mal : au niveau national où la cohésion se délite, au niveau international où il subit des agressions directes, sans recours possible. La FEAE-CFDT pense que le débat doit être national ; la Défense draine en effet des enjeux en termes de développement économique et industriel ; la réflexion sur les capacités industrielles du pays entre évidemment dans ce domaine. L’impact de l’industrie de défense sur le budget de la nation et sur les territoires impose que nous nous y attardions. La CFDT n’est pas belliciste. Elle le prouve au quotidien dans son engagement pour l’Europe et son modèle démocratique. Mais elle n’entend pas laisser d’autres penser à sa place sur des problématiques qui engagent autant la société, son économie, ses citoyens et ses travailleurs. Rappelons-nous notre engagement pour un règlement pacifique de la question algérienne à la fin des années 50. Ce débat doit être de la même veine. Il doit s’inviter sans réticences dans les discussions du Congrès de Marseille. Jean-Tanguy LEOST Syndicat Finistère
Accueil Bureau Composition Statuts Album photos Adhésion Liens officiels utiles AGORA Espace jeunes Effervescence 2012 Pradet 2013 Nous contacterAVEC NOUS, DONNEZ DE LA VOIX A VOTRE VOIX.
Dernière mise à jour : le 09/01/2017
Syndicat de L orraine et H aute- M arne
Un problème, une remarque : Contacter le webmaster
Créé avec Web Acappella